Profils de poker:
Chris Moneymaker
Gus Hansen
Phil Ivey
Daniel Negreanu
Jennifer Harman
Howard Lederer
Chris Ferguson
Doyle Brunson
Mike Matusow
Phil Hellmuth
Johnny Chan
Kristy Gazes
Annie Duke
Dave Ulliott
Ted Forrest
Isabelle Mercier
Vanessa Rousso
Shana Hiatt
Poker Gratuit
Les mains au poker
Texas Hold'em Mises
Texas Holdem Règles
Poker Online
|
Greg
Raymer est le champion des World Series of Poker 2004. Son surnom « Fossilman » vient des fossiles qu’il utilise comme
protège-cartes sur les tables. Gregory Raymer remporta sur
PokerStars son droit d’entrée à l’Événement
Principal, tout comme son opposant à la finale, David Williams, ou comme le vainqueur de l’édition 2003, Chris Moneymaker.
Greg a bien méritée sa réputation de type sympa et de joueur sérieux.
Greg a battu 2 576 concurrents. Il a gagné cinq millions de dollars pour sa première place en finale, ce qui
correspond, à ce jour, au plus grand gain en cash remporté en une seule fois à un tournoi de poker. Il pense avoir joué
le meilleur poker de sa vie et avoir eu de la chance. Lorsque je l'ai contacté, Greg m’a donné de précieuses
informations à propos du tournoi et de la route menant à la victoire.
(J’ai rédigé ce portrait peu de temps après la victoire de Greg en 2004. Il continua sur sa lancée l’année suivante, en
réalisant presque l’impossible : répéter son exploit en terminant à la 25e place de l’Événement Principal des WSOP
2005, alors que le nombre de concurrents avait radicalement augmenté puisque plus de 5 600 joueurs y avaient participés.)
J’ai demandé à Greg s’il y avait une main qu’il jouait de façon particulière et qui lui permettait de gagner beaucoup
de jetons. Il me répondit : « J’ai bluffé un certain nombre de fois, et m’en suis pas trop mal sorti. Mon jeu le plus
créatif vit le jour au cours d’une partie télévisée où j’ai relancé avec T8 dépareillés pour voler les blinds, et fut
sur-relancé par John Murphy à la grosse blind. Je sentais qu'il pensait avoir une meilleure main (et je suis presque
sûr que c’était le cas), mais aussi que sa main devait être assez faible pour vouloir simplement gagner tout de suite.
Il m’avait un peu chahuté, et je voulais y mettre un terme. Aussi, j’ai sur-relancé à tapis. Il avait l’air mécontent,
mais se coucha assez rapidement. Je lui ai montré ma main. Je ne sais pas si cela eut une influence quelconque pour les
mains suivantes, même si c’était mon intention. »
Un peu plus tôt durant la finale qui l’opposait à Mike McClain, Raymer eut de la veine avec TT contre AA lorsqu’il
floppa un dix. Il eut une autre main chanceuse avec AT contre AK et trouva une reine à la rivière, ce qui lui donnait
une quinte haute. Greg avoua qu’il s’était trouvé en très mauvaise posture avec quelques-unes de ses mains et qu’il
avait trouvé une carte miracle ; toutefois, ce ne fut jamais le cas pour une main qui aurait pu causer une entaille
conséquente dans sa pile de jetons. Les deux mains précédentes furent les seuls « bad beats » qu’il se souvient avoir
infligés à quelqu’un. Pour lui, un « bad beat » signifiait avoir été chanceux sur de nombreuses mains où de grosses
sommes étaient misées alors qu’il était vraiment à la traîne. Il reconnut que cela lui était arrivé plusieurs fois.
Après les World Series of Poker, il y eut un tournoi à l'Union Plaza de Las Vegas auquel participaient seulement 68
joueurs, mais où figuraient principalement les meilleurs joueurs du monde. Je me demandais s’il était plus difficile de
battre 2 500 joueurs ou + avec de l’argent à priori facile à la clef ou une centaine de joueurs parmi les meilleurs du
monde. Greg fit une remarque pertinente à ce sujet. Il me dit : « Les deux sont très difficiles. Mais dans la mesure où
un groupe de 2 500 participants ou plus inclut les 100 meilleurs joueurs du monde plus d’autres, il semblerait qu'il
soit plus difficile de gagner contre un méga-groupe. Aussi, il y a beaucoup moins de coups faciles que ce que semble
penser la plupart des gens. »
J’ai également abordé la difficulté de conserver un jeu solide pendant toute une semaine. Il me répondit : « Il est généralement
difficile de rester au top pendant huit jours d’affilée. Toutefois, pour une raison inconnue, je suis resté très calme et
extrêmement concentré pendant toute la semaine. J’ai joué très peu de mains qui s’avérèrent être des erreurs. J’aimerais savoir
pourquoi j’ai gardé toute ma concentration afin de pouvoir répéter cet état d’esprit à chaque tournoi. »
Greg Raymer a été un participant actif sur le forum de rec.gambling.poker (RGP) pendant des années. Je lui ai demandé
si le fait qu’il soit un « RGPer » l’ait aidé à remporter un tel événement majeur. Il m’a répondu : « Bien sûr. C’est
un outil éducatif supplémentaire parmi tous ceux qui sont disponibles. » Sa participation active sur les forums de
poker consacrés au « twoplustwo » lui a également été très utile.
Greg fut piqué par le poker lorsqu’il était à la faculté. « J’ai commencé dans ma fraternité à l’université, en jouant
au poker « nickel-dime ». Ensuite, je n’ai plus vraiment joué jusqu’à ce que je décroche mon premier job, en tant
qu’avocat à Chicago. J’avais été croupier de blackjack dans les Indian Casinos au Minnesota, durant mes études de
droit, pour me faire un peu d’argent. Lorsque je me suis installé à Chicago, il n’y avait plus de jeux de blackjack
dont les gains valaient vraiment la peine. Alors que je continuais mes recherches, je suis tombé par hasard sur une
partie de poker organisée au bénéfice d’une oeuvre de bienfaisance (3-6 Holdem ou Omaha8). J’ai aimé et décidé de
devenir un joueur de poker pour remporter un peu plus d'argent. J’ai acheté de nombreux livres sur le poker, fondé RGP,
et continué à partir de là, passant de 3-6 à 20-40 et finalement à 150-300 ici au Connecticut. »
Bien
qu’il ait gagné son siège en jouant online, il avait de toutes façons l’intention de s’inscrire à l’événement. En 2004,
pour la troisième année consécutive, Raymer participait à l’Événement Principal. « En 2002, je me suis très bien
débrouillé jusqu'à ce que je mise tout mon argent préflop avec AsQs et perde contre T4o de Tony D. J’ai fini environ à
la 80e place. [En 2003] j’ai bien joué pendant 3 heures, puis comme un crétin contre Alan Goehring, et fut très vite à
sec. [En 2004] les choses allèrent bien dès le premier jour et ma pile de jetons s’élevait de jours en jours. » Sans
blague. Il accumula les jetons au point d’atteindre la barre des 5 MILLIONS DE DOLLARS !
En 2007, Greg battu un groupe de 772 joueurs dans le cadre d’un événement Omaha avec rebuys Pot Limit 320 $ du World Championship of Online Poker
(WCOOP). Sa première place en finale lui permit de remporter 168 362 $.
Greg Raymer: English,
German,
Dutch,
French,
Spanish,
Italian,
Norwegian,
Swedish,
Portuguese,
Danish |